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Leçons de vie pour vie amoureuse réussie

Avec la sagesse toltèque

Vous en avez assez de souffrir de vos relations amoureuses ? Don Miguel Ruiz vous propose de changer d’attitude en pratiquant l’auto-compassion, en licenciant la victime qui sommeille en vous, en dégommant vos peurs, en évitant la contamination à votre cercle et en pansant vos cicatrices. Vive le respect, l’interdépendance et l’inconditionnalité, l’amour est (enfin) à votre portée !

Zoom sur quelques enseignements qui pourraient bien changer votre approche des relations amoureuses en prenant conscience de vos blessures émotionnelles et en vous rendant plus responsable de vous-mêmes et plus respectueux de l’autre.

too 43 dossier sagesse toltèque
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Se positionner en tant que maître

Les Toltèques considéraient chacun comme un maître, celui de sa propre vie. Selon eux, nous serions les bâtisseurs de notre histoire et de notre mythologie avec des bons et des méchants, des riches et des pauvres, mais aussi des héros et des guides. Sans en être conscient, à chaque fois que quelqu’un rentre dans notre vie, nous lui assignons un rôle. Chacun revêt une représentation de ce que l’on croit déceler chez cet individu. C’est la même chose pour soi ; on se crée une image que l’on décide d’incarner et on se donne un mal infini à s’y conformer. En se positionnant en tant que maître, on s’aperçoit vite des mauvais schémas que l’on a adoptés et qui déclenchent colère, jalousie, tristesse ou manque de confiance en soi. Pour les Toltèques, notre mal-être est le fruit d’un entraînement, un accord inconscient que l’on a passé avec soi et qui est devenu, sans qu’on le veuille vraiment, un processus automatique d’action-réaction.

Un corps émotionnel meurtri

Selon le Nagual, l’amour fonctionne de la même manière que nos travers et l’art de l’épanouissement amoureux s’obtiendrait à force de pratique et d’actions. Pétris de peurs, nous aurions du mal à recevoir et à donner. Le mal-être et la souffrance psychique seraient si banalisés dans notre société, qu’ils auraient fait de la planète un immense hôpital psychiatrique. Notre corps émotionnel serait recouvert de plaies emplies de poison émotionnel. Ce dernier, représenté par nos peurs, nous paralyserait et affaiblirait notre raison. Les maladies psychiatriques lourdes les plus courantes n’auraient qu’un but : se couper du monde extérieur pour arrêter les souffrances. Pour se préserver de leurs peurs, les humains les plus adaptés auraient même créé un ingénieux système de protection hautement performant qui permettrait de croire à ses propres mensonges : le déni. Aveuglés par le masque social, nous aurions bâti des remparts pour nous protéger d’autrui. Quand vous faites sortir quelqu’un de ses gonds, c’est que vous avez touché une plaie de son corps émotionnel. En considérant les individus de son entourage comme un corps émotionnel en souffrance, on est plus à même de comprendre les relations humaines. Pour les Toltèques, la vie telle qu’elle est vécue aujourd’hui est une parfaite représentation de ce que l’on se fait de l’enfer : un lieu où l’on souffre, où règnent la peur, la violence et le jugement. Nous serions à la fois confrontés à notre propre rêve et à celui de la société humaine avec ce qu’elle comporte de lois, de religions, de traditions culturelles et de façons d’être. Pour les Toltèques, ces informations et injonctions permanentes se regrouperaient sous le terme « mitote ». Notre vrai soi n’aurait rien à voir avec le rêve, mais le mitote nous empêcherait de le voir.

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Illustration DR : ©Anne Suze, alias Nouchka

Domestiqués comme des chiens

Jusqu’à 3 ou 4 ans, les enfants auraient un corps émotionnel totalement sain. C’est pour cette raison qu’ils jouent constamment de façon joyeuse, aiment sans contraintes, utilisent leur imaginaire et se comportent comme de petits aventuriers curieux. Quand quelque chose ne va pas, ils réagissent simplement, se défendent et passent à autre chose. L’état enfantin serait l’état normal de l’esprit humain. Nous serions donc programmés pour baigner dans le bonheur, jouer, être créatifs, et exprimer notre amour. Malheureusement, nous sommes entourés de gens qui nous transmettent leurs peurs dès notre naissance. Selon Don Miguel Ruiz, les humains ont été domestiqués par la société exactement comme les chiens. En vivant à travers le regard des autres, on attend d’être récompensé ou l’on craint d’être puni. Qui n’a pas envie d’être à la hauteur de ses parents, de son conjoint, de ses amis et même de ses enfants ? Dès la plus tendre enfance, on nous entraîne (réflexion après réflexion) à être conforme aux attentes d’autrui, à devenir quelqu’un d’autre grâce aux centaines de représentations que l’on nous projette. À l’âge adulte, on maîtrise tant « l’art d’être qui l’on n’est pas », que l’on développe même deux images différentes : celle que l’on est à l’intérieur et celle que l’on veut montrer en société. Cette dualité complexifie sensiblement les relations amoureuses car on se ment constamment à soi-même sans s’en rendre compte. Plus il y a d’écart entre image intérieure et image extérieure, plus la souffrance est grande. À la fois super vendeur de son rêve personnel et brûlant de devenir quelqu’un qui compte dans la société, on s’épuise et s’amenuise littéralement.

Poison émotionnel hautement toxique

Notre corps émotionnel par nature nous rend sensibles et aptes à ressentir. Pour les Toltèques, la fréquence originelle de l’être humain serait sur celle de l’amour. Ce qui explique pourquoi, enfant, nous le vivions de la façon la plus spontanée qui soit. Si la douleur est le signal d’alarme du corps, la peur est celle du corps émotionnel. Selon Don Ruiz, notre registre émotionnel se structure en fonction de l’énergie qui règne dans notre cercle familial. Par ailleurs, c’est en jouant aux jeux d’adulte et à celui du rêve extérieur que nous finissons par perdre notre innocence, notre liberté et notre capacité à aimer. Dans l’enfance, les injustices au sein du foyer sont particulièrement mal vécues car on les subit comme des agressions émotionnelles injustifiées et comme la preuve réelle que l’on ne peut pas faire confiance à ceux que l’on aime. On met alors en place des stratégies d’adaptation pour éviter les injustices et la souffrance. Le poison émotionnel commence dès lors à couler dans vos veines pour s’accumuler au fil des années et faire naître les ressentiments. On se convainc alors qu’il n’y a pas de place pour « qui l’on est vraiment ». À l’âge adulte, modelés par la société et par leur passé, les humains se servent à leur tour des peurs pour domestiquer leur progéniture. Heureusement, parfois, les plaies émotionnelles cicatrisent, mais elles peuvent réapparaître à la moindre injustice. Une fois nos plaies gorgées de venin, on ressent le besoin de les déverser sur quelqu’un d’autre en captant son attention. C’est ainsi que la toxicité se transmet, tel un mauvais microbe, d’une personne à l’autre. Mais le pire, c’est que si l’auteur de l’injustice nous semble trop puissant, on s’en prendra inévitablement aux plus vulnérables. Si l’humain est si avide de pouvoir, c’est pour avoir la capacité de se débarrasser de son poison émotionnel sans retour possible. Il veut en quelque sorte son collier d’immunité, un antidote éternel à la souffrance.

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Illustration DR : ©Anne Suze, alias Nouchka

 Un couple : deux rêveurs côte à côte

En outre, nous avons développé une capacité à irriguer nos propres plaies en nous jugeant sans cesse et en nous bourrant d’injonctions. Nous nous punissons pour ne pas être à la hauteur de ce que nous voulions incarner ou de ce que la société aurait voulu que l’on soit. Pour se guérir, il faut intégrer que tout jugement provient de nos croyances, de ce que l’on pense être bien et de notre sens de la justice ou de l’injustice. Dès l’enfance, on développe une capacité à se muer en juge ou en victime intérieure selon les circonstances. Hyper nocive, la peur de décevoir ou de ne pas être conforme est un parasite puissant car il nous a été transmis par notre cercle le plus proche… Personne n’est parfait pour autrui, mais en pensant ses plaies, on peut emprunter la voie de l’acceptation. Déçus d’eux-mêmes, certains individus recherchent inconsciemment des conjoints maltraitants pour se punir. Si vous acceptez de maintenir une relation toxique, la plupart du temps, c’est que vous pensez l’avoir mérité. Les Toltèques estiment que l’on attire les énergies du même type et que la plus grosse maltraitance vient de soi. Il ne tient qu’à l’homme de se débarrasser de son poison émotionnel en apprenant à s’aimer. Contrairement aux idées reçues, l’amour ne provient pas de l’autre, mais de l’amour que l’on se porte à soi. Rendre l’autre responsable de son bonheur est une hérésie, puisque vous seul connaissez vos attentes et vos rêves. En outre, vous donnez à l’autre le pouvoir de vous détruire. Alors que si le bonheur provient de vous, et qu’il résulte de votre amour pour vous-même, c’est vous qui en êtes responsable. C’est en cela que les Toltèques considèrent les vœux au moment de l’échange des alliances comme un tissu de mensonges. Le rêve de vie est différent pour chacun et il évolue en fonction de ses propres jugements et des réactions de sa victime intérieure. Être un couple, c’est être deux rêveurs côte à côte. C’est dans le respect mutuel des rêves que l’on parvient à s’épanouir. La réussite d’une histoire d’amour tiendrait dans notre capacité à vivre un petit rêve ensemble.

*

9 clés de l’amour selon les Toltèques

Selon Don Miguel Ruiz, 95 % des émotions vécues dans une relation découleraient de nos peurs et 5 % de l’amour… Il ne tient qu’à vous d’inverser la tendance grâce à des prises de conscience successives.

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Illustration DR : ©Anne Suze, alias Nouchka

1- Zéro contrainte

L’amour ne doit s’accompagner d’aucune obligation. Quoi que nous fassions, c’est parce que nous le voulons bien. Aimez comme lorsque vous étiez enfant, avec joie, plaisir et à travers des activités amusantes. Un début de relation se doit d’être léger pour être heureux. Et si la relation n’est pas une plus-value sur le moyen terme, passez tout simplement à autre chose. S’il y a de la résistance et des obligations incessantes, c’est que votre relation est gouvernée par les peurs. Tôt ou tard, celui qui subit les contraintes les plus fortes finira par prendre la poudre d’escampette, à moins qu’il ne cherche un bourreau !

2- N’attendez rien

Si vous remplissez vos obligations par peur d’être abandonné, malaimé ou puni, vous finirez forcément par avoir des attentes déçues et par vous sentir lésé ou blessé. En amour, on est responsable de ses actes et on agit pour l’autre que parce qu’on l’a choisi. De même, votre conjoint doit faire les choses par envie et non pour répondre à vos attentes. Au moins, quand rien n’arrive, on n’est pas déçu, mais on ne ressent pas d’obligations non plus.

3- Respect !

Si vous prenez les décisions à la place de l’autre, c’est que vous ne le respectez pas et peut-être même qu’il vous fait pitié. Derrière l’infantilisation d’autrui se cache souvent un désir d’emprise. De même, si vous vous apitoyez et que vous demandez implicitement à votre conjoint de prendre les décisions à votre place, c’est que vous pensez que vous n’êtes pas assez bon pour réussir dans ce monde. Vous vous mettez délibérément en danger car vous lui donnez le contrôle de votre vie. Et vous vous manquez de respect à vous-même car, à terme, vous essayerez finalement de vous faire passer pour une victime.

4- Chacun est la locomotive de sa vie

Donnez à votre conjoint la confiance dont il a besoin pour prendre ses propres décisions, cela lui donnera des ailes et vous passerez pour un héros ou une héroïne. Aimer, c’est encourager l’autre à se relever et mettre en lumière sa capacité à prendre ses propres décisions. Avoir de la compassion, ce n’est pas le faire pour l’autre, c’est lui apporter la confiance qui l’aidera à se relever par lui-même. Il faut toujours engager l’autre à être autonome, et à se conduire comme la locomotive de sa vie.

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Illustration DR : ©Anne Suze, alias Nouchka

5- L’amour doit être une plus-value

L’amour ne doit pas être souffrance. Si vous avez la sensation de manquer de respect et d’être noyé sous les obligations, les attentes, partez ou redressez la barre en abandonnant vos peurs pour l’amour ! La peur est source d’égoïsme et l’amour, de générosité́. Si vous ressentez de la jalousie, de la colère, de la tristesse ou un sentiment de trahison, c’est soit parce que vous ne vous aimez pas assez et que vous vous punissez, soit que vous avez donné le pouvoir de votre vie à votre conjoint et que vous avez du coup des attentes infondées…

6- L’amour est inconditionnel

En amour, il n’y a pas de « si ». Vous devez aimer sans raison, ni justification. Nous ne possédons ni le droit ni le pouvoir de changer les autres. Si l’autre évolue, c’est qu’il en ressent le besoin ou l’envie. Les règles établies dans le couple, à la base conçues pour se préserver de la douleur émotionnelle, finissent inévitablement par être sources de mensonge. Dans une relation dominée par la peur, un des protagonistes pour éviter le jugement, le conflit, la culpabilité et même la punition, finit immanquablement par tout cacher de son rêve.

7- Co-créez votre relation

Dans la voie de l’amour, on paye le prix de son erreur une fois et on en apprend quelque chose d’essentiel. Dans la voie de la peur, on ne parvient pas à admettre qu’on ne connaît pas l’autre et on agit comme s’il n’était pas assez intelligent pour réagir. Dites-vous que si vous respectiez objectivement votre partenaire, aucun conflit n’apparaîtrait. Tout est une histoire de contrôle et de vouloir prendre les rennes à la place de l’autre. Concevez votre relation comme une co-création où chacun pourra s’exprimer. L’idée de l’amour puis de la famille, c’est de former une équipe où chacun trouve sa place. Le but n’est pas de gagner le match, mais de passer un bon moment ensemble, en étant heureux et en s’amusant.

8- Seule la moitié de la relation vous incombe

Dans la voie de l’amour, vous attendez que l’on vous respecte, pas que l’on profite de vous. Vous aimez la joie, l’amour, la liberté et la générosité́ et c’est comme cela que vous envisagez une relation. Vous n’êtes pas responsable du rêve de l’autre (et de ses exigences), mais du vôtre. Vous n’êtes en charge que de la moitié de la relation. Le contrôle de l’autre moitié ne vous appartient pas. Prenez conscience que personne ne peut vous rendre heureux, mais que votre bonheur dépend de l’amour que vous vous portez et de celui que vous exprimez. C’est dans l’amour en pratique (pour soi et pour l’autre) que vous trouverez le bonheur.

9- Ça passe ou ça casse

« D’après les Toltèques, on ne change pas les autres. Acceptez l’autre tel qu’il est ou passez votre chemin. Si vous êtes pleinement conscient de ce fait, vous arriverez à voir ce qui est vrai chez l’autre et pas ce que vous avez envie d’y voir. Chacun doit assumer son rôle en respectant les besoins et les envies de chacun. Certains individus sont incompatibles, il faut simplement l’accepter et aller voir ailleurs. C’est plus facile quand votre binôme a les mêmes valeurs et des opinions communes sur les plans économiques, physiques et spirituels. Le conjoint parfait qui fera chanter votre cœur est celui que vous accepterez tel qu’il est, mais aussi celui qui s’approchera le plus de votre vrai moi. Impossible de trouver la bonne personne sans se montrer sous son vrai jour. Cela implique également de savoir ce que vous aimez et de quel partenaire vous avez envie pour partager votre rêve. »

*

7 témoins racontent leurs prises de conscience

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Illustration DR : ©Anne Suze, alias Nouchka

Charles, 50 ans

« Je me suis rendu compte à quel point je projetais mes peurs sur mes enfants et combien c’était nocif. On a eu une longue discussion avec ma femme et on s’est promis de les soutenir dans leurs décisions, d’intervenir le moins possible et de booster leur confiance en eux. Je ne dis pas que c’est facile tous les jours, surtout avec des ados, mais on essaie de progresser. »

Juliette, 28 ans

« Ne nous cachons pas la vérité ; j’ai carrément du mal à trouver un petit ami durable. Jusqu’à la lecture de ce livre, j’avais tendance à m’accrocher aux mauvaises personnes et à projeter sur eux tout ce que je cherchais, mais qu’ils n’étaient pas. Aujourd’hui, j’ai compris que mon épanouissement amoureux passait par un travail sur moi et mes rêves. Je fais une thérapie axée sur la confiance et je me donne du temps… »

Virginie, 48 ans

« Je me suis aperçue à quel point j’avais une part de responsabilité dans mon divorce. Je ne respectais pas mon conjoint et passais mon temps à prendre les décisions à sa place. J’ai créé une victime, un mec sans énergie sur qui tout glissait ! Mais, au bout du compte, lassé de répondre à mes attentes, c’est lui qui est parti pour, je le cite, “ reprendre sa liberté ”. Aujourd’hui, je ne vois plus du tout les choses de la même manière. Je veux un mec qui prend sa vie en main et qui me laisse vivre la mienne. »

Valérie, 41 ans

« J’ai arrêté de me dévaloriser et de me juger durement en me comparant sans cesse aux autres. Je me suis aperçue à quel point je vivais à travers le regard d’autrui et comme je m’auto-intoxiquais depuis des années. Depuis que je me comporte envers moi comme une amie, j’ai beaucoup moins de saute d’humeur et mon climat familial s’est nettement amélioré. J’ai également de nouveaux projets pour m’épanouir et je m’autorise de nouveau à rêver. »

Vincent, 56 ans

« Coach de profession, je me suis aperçu à quel point les Toltèques avaient de l’avance sur nous. Les représentations ont la dent dure et je suis convaincu de l’existence d’un moi sociétal et d’un moi intérieur. Je suis complètement en accord sur le fait que la personne idéale est celle qui s’approche au plus près de qui vous êtes vraiment, celle qui partage vos valeurs et avec qui vous êtes capable de baisser le masque – au propre comme au figuré. La confiance dans les aptitudes de l’autre est un vrai philtre d’amour. »

Charline, 35 ans

« J’ai identifié toutes les peurs que mes parents m’ont transmises et je leur en veux beaucoup car je me suis aperçue à quel point ils avaient été toxiques. J’ai l’impression qu’à force de vouloir me conformer à la société, ils m’ont ôté ma personnalité. Aujourd’hui, je suis enceinte et je me suis promise de rompre cette horrible tradition familiale du bien comme il faut.

Chloé, 25 ans

«  J’ai compris qu’il fallait que j’arrête de me conduire comme un petit dictateur avec mon petit ami en lui donnant sans cesse des directives pour qu’il réponde à mes attentes. Je n’interviens plus non plus sur ses décisions. Maintenant, quand il fait quelque chose pour moi, je sais que c’est par amour et non pas parce que je lui ai mis la pression. »

TOO #43

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